LE BLOG DE REGIS GODEC


Interview parue sur le site « Carré d’info » le 19 janvier 2012


jan 19

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« Toulouse n’est pas réconciliée avec l’affaire Calas »

Bertrand Enjalbal 19 janvier 2012

Pour Régis Godec, la visage de Toulouse intolérante est trop souvent nié / Photo Carré d'Info - Kévin Figuier

Pour Régis Godec, la visage de Toulouse intolérante est trop souvent nié / Photo Carré d’Info – Kévin Figuier

Chaque année la mairie de Toulouse met à l’honneur une personnalité qui fait l’objet de manifestations. Cette année le maire de Toulouse, Pierre Cohen (PS), après Jean Jaurès, Pierre-Paul Riquet et Antoine de Saint-Exupéry et en vue des travaux qui devraient intervenir sur les berges de la Garonne a décidé de dédier 2012 au fleuve. Ce sera donc l’année Garonne. Régis Godec (EELV), adjoint aux écoquartiers, souhaitait qu’à l’occasion des deux-cent cinquante ans de sa mort le choix se porte sur Jean Calas. Ce commerçant protestant de Toulouse fut accusé à tort de la mort d’un de ses fils, retrouvé mort, et qui souhaitait se convertir au catholicisme. Torturé puis tué et brûlé le 10 mars 1762, il fut réhabilité trois ans plus tard. Voltaire avait notamment pris sa défense et rédigé le Traité sur la tolérance. Pour l’élu « Toulouse n’est pas réconciliée avec cette affaire » et voit à travers elle une façon de réaffirmer le principe de laïcité.

Pourquoi jugez-vous que Toulouse ne soit pas réconciliée avec l’affaire Calas ?

Il y a une gêne de la ville de Toulouse par rapport à cette affaire. Au 50 rue des Filatiers, sur la maison de Jean Calas, la plaque commémorative n’indique que des éléments factuels pour informer que son fils a été retrouvé mort à cet endroit. Le champ des explications est laissé totalement ouvert. Il n’est pas fait mention de la réhabilitation de son père. Il n’y a aucune mention de l’injustice qu’il a subie ni du fait qu’il ait été soumis à la question, puis étranglé et tué. Lors d’une exposition aux Jacobins on a présenté l’affaire de façon ambiguë, en laissant toujours planer le doute sur la culpabilité de Jean Calas et l’utilisation de l’affaire par Voltaire. On dit que sa mémoire fut réhabilitée alors que c’est lui tout entier qui le fut. Il y a un mouchoir sur la façon dont on regarde l’affaire Calas. J’attends que le 10 mars Toulouse soit dans la réconciliation.

Toulouse voudrait cacher son passé intolérant ?

Nous mettons souvent en avant Toulouse comme victime des guerres de religions, et notamment les Cathares victimes de la croisade des Albigeois. Mais plus tard, Toulouse fut à son tour violemment intolérante. Lors de « La délivrance » de Toulouse en 1562 où de nombreux protestants furent massacrés. Quand Calas fut tué, les Capitouls avaient d’ailleurs autorisé des processions de pénitents pour célébrer le bicentenaire de ce massacre. Dans la salle des Illustres au Capitole on ne trouve pas trace de Voltaire ou Calas mais on y trouve le pape Urbain II. Les rues Voltaire et Calas sont minuscules.

Pourquoi cette affaire est d’actualité selon vous aujourd’hui ?

Face aux pouvoirs réactionnaires, la laïcité est menacée. En France, elle est instrumentalisée, au Nigéria des chrétiens sont tués et après le printemps arabe de nouveaux gouvernements à la dimension religieuse forte sont arrivés au pouvoir. Voltaire a affirmé après cette affaire la liberté de penser, la prédominance de la raison sur les passions, des pouvoirs judiciaires indépendants sur les pouvoirs religieux. Des principes bons à rappeler aujourd’hui.

De façon plus politique, c’est aussi une façon de ne pas laisser le thème de la laïcité à d’autres partis politiques ?

Tout à fait. Les populismes ont une puissance qu’ils n’ont pas eue depuis longtemps. Ils défendent une identité unique. Jean Calas à son époque n’était pas dans l’identité dominante. Avec la campagne des présidentielles qui démarre ce n’est pas une mauvaise chose de rappeler que la raison doit prévaloir sur les passions.

A Toulouse, la fin de l’année dernière a été marquée par des manifestations de catholiques fondamentalistes contre la pièce Golgota Picnic. Vous êtes par ailleurs en charge des quartiers ouest de Toulouse comme Bellefontaine ou le Mirail. Pensez-vous que Toulouse soit intolérante encore aujourd’hui ?

On pourrait penser que la montée de l’islam remette en cause la laïcité. Mais en trois ans en tant qu’élu j’ai plutôt vu l’inverse : la laïcité est utilisée pour réaffirmer les valeurs catholiques. Mais deux cent cinquante ans après l’affaire Calas, Toulouse est une ville d’accueil, beaucoup plus métissée et harmonieuse.

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Interview dans la Dépêche du Midi à propos de ma proposition de consacrer l’année 2012 à la commémoration de l’affaire Calas


jan 13

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Publié le 07/01/2012 | Recueilli par Bernard Davodeau

Régis Godec propose de dédier l’année 2012 à Jean Calas

hommage

Après avoir été torturé, Jean Calas a été exécuté le 10 mars 1762 sur l'actuelle place Saint-Georges à Toulouse./Photo Reproduction DDM
Après avoir été torturé, Jean Calas a été exécuté le 10 mars 1762 sur l'actuelle place Saint-Georges à Toulouse./Photo Reproduction DDM
Après avoir été torturé, Jean Calas a été exécuté le 10 mars 1762 sur l’actuelle place Saint-Georges à Toulouse./Photo Reproduction DDM

Sur son blog, le conseiller municipal Europe Écologie Les Verts Régis Godec propose que la ville de Toulouse dédie l’année 2012 à Jean Calas, à l’occasion du 250e anniversaire de l’exécution de ce commerçant protestant accusé à tort de l’assassinat de son fils qui voulait se convertir au catholicisme et qui fut réhabilité trois ans après son supplice.

Comment sont choisies les personnalités mises à l’honneur par la ville ?

C’est une décision du maire qui en parle à sa majorité, mais ça ne passe jamais par une délibération du conseil municipal.

Votre proposition n’arrive-t-elle pas un peu tard ?

L’important, c’est de créer les conditions de l’existence de la mémoire de Calas à Toulouse. Ce qui n’est pas du tout le cas actuellement. Sur sa maison, 50 rue des Filatiers, une plaque est apposée qui mentionne uniquement : « Maison de Jean Calas où fut trouvé le cadavre de son fils Marc-Antoine le 13 octobre 1761 », sans aucune mention de sa condamnation à mort, de son supplice et de sa réhabilitation posthume après la campagne d’opinion menée par Voltaire. J’ai le sentiment que Toulouse tourne résolument le dos à l’affaire Calas. Il existe bien une rue Voltaire et une rue Calas, mais ce sont de toutes petites rues, voir des impasses.

Vous évoquez l’intégrisme et l’intolérance de Toulouse ?

On parle de Toulouse comme d’une ville qui a souffert de la croisade des Albigeois et on communique beaucoup sur Toulouse victime de l’intolérance religieuse. Mais à partir des guerres de religion, Toulouse est devenu une ville très intolérante. En mai 1562, a eu lieu ce que l’on appelle la Saint-Barthélemy de Toulouse. Plusieurs centaines de protestants ont été massacrés. Ensuite, jusqu’à la révolution, ce massacre que certains appellent « la délivrance de Toulouse », donnait lieu à des célébrations publiques. le parlement de Toulouse était très clairement favorable à l’éradication totale des protestants.

Aujourd’hui, l’affaire Calas est-elle toujours d’actualité ?

Le débat politique actuel est pollué par une montée des populismes et de l’intolérance. En temps de crise, la majorité du corps social recherche toujours un mouton noir. En 1762, le mouton noir c’était les protestants. Aujourd’hui, c’est l’immigré. La stigmatisation de la communauté musulmane à laquelle nous assistons actuellement se situe dans cette logique. À travers son engagement en faveur de Jean Calas, Voltaire fut un des premiers à défendre la laïcité. Ce combat est toujours d’actualité.

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Pour une année placée sous le signe de la tolérance et de la solidarité


jan 03

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Bonne année à vous,

Je vous souhaite une année de bonheur et de réussite à vous et à vos proches.

Je souhaite que cette année 2012 soit placée sous le signe de la tolérance et de la solidarité.

Dans ces temps de crise économique et écologique la montée des populismes est un danger qui gagne chaque jour en intensité.
La tentation du repli identitaire et du rejet des différences est perceptible dans les discours de nombre de ceux qui aspirent à conquérir le pouvoir ou à le conserver.
Les périls sont nombreux dans ces périodes tourmentées, le vernis de la civilisation est si mince que nous pouvons craindre de le voir bientôt s’effriter. Chaque génération à ses défis, le notre n’est pas mince… Nous sommes contraints de remettre en cause profondément notre modèle de civilisation et notre rapport à la planète, cela ne se fera pas sans soubresauts. Les forces progressistes de nos sociétés doivent faire front pour engager une mutation de notre modèle dans la préservation des valeurs républicaines héritées de la société des Lumières.

En cette année 2012, je souhaite que nous ayons un regard particulier en direction du passé de notre ville pour nous enrichir de ses enseignements. En effet, il y a exactement 250 ans Jean Calas était condamné à mort, torturé et exécuté sur la place publique en raison de ses convictions religieuses le 10 mars 1762, sur la place Saint Georges. Il fût accusé à tort du meurtre de son fils, et sera réhabilité 3 ans après son supplice.

J’ai déjà évoqué sur ce blog ma proposition de faire de 2012 l’année Jean Calas pour la ville de Toulouse. En effet, la ville de Toulouse n’a , jusqu’ici, pas célébré dignement la mémoire de Jean Calas, nous nous devons de réparer cette injustice cette année. Nous pourrions le faire en déclarant 2012 année Jean Calas et en organisant des expositions et commémorations à la hauteur de cet événement. Cela permettrait de rappeler également le sort du pasteur Rochette et de deux protestants exécutés quelques jours avant Jean Calas, ainsi que les crimes de mai 1562 en direction des toulousains de religion protestante qui ont été célébrés par des processions pourtant interdites par le royaume de France et qui n’ont cessées qu’à la Révolution. Notre ville a bien un passé d’intégrisme et d’intolérance qui s’est prolongé bien tardivement… Celui-ci doit être connu et nourrir nos réflexions pour renforcer nos convictions républicaines.
En 2012, ces enseignements sont d’une grande actualité et nous nous devons de rappeler à tous que pour que la tolérance soit effective le combat reste permanent.

Régis Godec
Adjoint au Maire de Toulouse
Président du groupe des élus Europe Ecologie les Verts au conseil municipal de Toulouse

 » Quand commençerons-nous à pratiquer les vrais principes de l’humanité ?  » – Voltaire ; Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas, 1763

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Année 2012, année Jean Calas ?


jan 02

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Voilà maintenant quatre ans qu’à chaque mois de Janvier Pierre Cohen dévoile le nom de la personnalité dont la mémoire sera honorée par des expositions et des manifestations tout au long de l’année. Après l’année Jean Jaurès en 2009, nous avons célébré l’année Pierre-Paul Riquet et Antoine de Saint-Exupéry. Dans quelques jours, le maire de Toulouse annoncera le nom de la personne qui recevra cet honneur pour l’année 2012.


A titre personnel, je souhaite que l’année 2012 soit consacrée à la mémoire de Jean Calas qui fût torturé, condamné à mort et exécuté sur la place publique (Place Saint Georges) à Toulouse il y a exactement 250 ans, le 10 mars 1762.

Illustration de Raymond Moretti

En effet, la Ville de Toulouse n’a jamais véritablement honorée la mémoire de cette victime de l’intolérance. Il appartient à la Ville de créer les conditions pour que l’on se souvienne de ces terribles années pendant lesquelles on pouvait condamner un homme et sa famille à tort et l’éxecuter pour sa religion.

Pourtant, l’affaire Calas est connue au travers de toute l’Europe car elle illustre l’engagement d’un homme de lettres pour rétablir la vérité et défendre la liberté de penser. L’engagement de Voltaire dans le  combat pour la réhabilitation de Jean Calas a permis de casser le jugement du Parlement de Toulouse et innocenter ce père de famille. Au-delà, il mît en lumière les conditions de la justice en France au 18ème siècle et l’extrême intolérance dont faisaient preuve les pouvoirs religieux et civils à l’égard des français qui refusaient de se soumettre à l’Eglise catholique. A partir de l’affaire Calas, Voltaire rédigera son traité sur la Tolérance et son dictionnaire philosophique, ceux-ci donneront une part de la dimension de ce qu’ont pût apporter les philosophes français des lumières pour poser les bases de la laïcité, de la justice, et de la liberté.

En 2012, ces enseignements sont d’une grande actualité et nous aurions tort de ne pas saisir cette occasion de rappeler à tous que la Tolérance est un combat permanent. Ainsi Toulouse, qui fût victime de l’intolérance lorsqu’elle abritait des cathares au 13ème siècle est devenue à son tour violemment intolérante à l’égard des protestants du 16ème au 19ème siècle, cette partie de notre histoire est trop souvent gommée… Aujourd’hui, face aux épreuves que notre société doit traverser il nous faut rappeler cette nécessité de protéger la liberté des croyances, des opinions politiques, et l’indépendance des pouvoirs publics. Pour cela, nous aurons besoin de lutter face aux populismes et aux pouvoirs réactionnaires. Il nous faut nous protéger de nous-même, et de la tentation de se coaliser contre ceux qui pensent différemment de la majorité ou sont issus de cultures étrangères. La mémoire de nos erreurs, de nos errements doit rester vivace. Pour cela, le fait que la ville de Toulouse décide de consacrer l’année 2012 à la mémoire de Jean Calas et du combat de Voltaire pour sa réhabilitation serait un signe extrêmement positif.

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Elections législatives 2012, je suis candidat à l’investiture sur la 4ème circonscription de Haute-Garonne


déc 14

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J’ai déposé ma candidature auprès d’Europe Ecologie Les Verts. Le Conseil Fédéral se réunira à Paris le dimanche 18 décembre et se prononcera sur les investitures.

Article de l’hebdomadaire la Voix du Midi paru le 8 décembre 2011

L’adjoint au maire de Toulouse et chef de file des écologistes du conseil municipal sollicite l’investiture de son parti sur la 4e circonscription avec une ambition légitime.

Vous avez le désir de vous présenter sur une circonscription qui, lors des dernières cantonales, a donné une moyenne de 18 % de suffrages à des candidats écologistes qui manquaient un peu d’expérience et de visibilité. Avec votre profil de leader et en sachant que la droite s’avance divisée sur ce territoire, visez-vous le second tour ?

Absolument. Même si jamais aucun candidat écologiste n’a réussi à se qualifier pour un second tour aux législatives en Haute-Garonne, nous pensons y parvenir en juin prochain.

D’aucuns considèrent que ces législatives seront un troisième tour de la présidentielle. Si l’on suit cette logique, le début de campagne un peu chaotique d’Eva Joly ne freine-t-il pas vos ardeurs ?

La présidentielle, décidément, est une folie ! Une folie de la personnalisation. Il n’y a pas de vrai débat politique et on se focalise sur la petite phrase de
l’un, la réplique de l’autre. Il en fut déjà ainsi lors de notre primaire écologiste, puis de la primaire citoyenne… En revanche, je crois que les législatives seront le temps du débat, de la présentation du projet politique. Je ne crois donc pas à un troisième tour. En tout cas, les écologistes parleront de leurs idées, de la réflexion autour d’une VIe République, de l’Europe fédérale, des réformes nécessaires avant d’évoquer les problématiques locales.

Parlons justement des problématiques locales. La circonscription que vous avez choisie est sans doute la plus déséquilibrée du département. De la place Wilson à la place Abbal, il y a un monde. Quel message composerez-vous pour convaincre aussi bien dans l’hyper-centre qu’à la Reynerie ou à Saint Cyprien ?

J’habite à Saint-Cyprien, mon bureau est dans l’hyper-centre et je suis responsable du secteur 6, c’est-à-dire l’intégralité du canton Toulouse-12 qui englobe Lardenne et la Reynerie, pour la mairie de Toulouse. Je passe donc mes journées et mes nuits sur cette circonscription qui est très intéressante parce que riche par sa diversité. Sur ce territoire, la parole de l’écologie politique est audible et incarne une vraie réponse à l’ensemble des problématiques. Elle n’a pas vocation à séduire un électorat de niche. Elle parle à tout le monde. L’écologie politique ne s’occupe pas que de questions environnementales. Par la préoccupation environnementale, nous agissons sur le social, le logement, l’ensemble de la politique de la ville. Pour nous, la ville, la société sont un écosystème où doivent être préservés tous les acteurs.

Votre délégation municipale vous concentre sur les éco-quartiers et le Grand Projet de Ville (GPV) en collaboration avec Claude Touchefeu. Parlez-nous de l’esprit que vous insufflez à ces projets structurants.

Les éco-quartiers ne sont pas une fin en soi. Nous voulons une politique durable et surtout globale à l’échelle de la ville. Grâce aux apprentissages que nous permet par exemple aujourd’hui la réalisation de l’éco-quartier de la Cartoucherie, on essaie de déployer de nouvelles idées et de retrouver des thématiques communes ailleurs. C’ est ce qui se passe à la Reynerie avec le GPV. L’approche urbaine sur ce quartier sera l’une des meilleures réussites du mandat de Pierre Cohen. Nous avons corrigé la copie de l’ancienne municipalité pour réaliser un véritable projet piéton liant l’université du Mirail et la Reynerie afin de redonner véritablement de la vie au quartier. Nous développons par ailleurs du logement solidaire et de qualité à destination des étudiants. Notre effort se porte également sur les équipements publics. Un groupe scolaire vient d’ouvrir, une médiathèque, qui sera la plus grande de la ville après Cabanis sera inaugurée en février et en 2015, la Maison de l’image ouvrira place Abbal.

On n’a pourtant pas le sentiment que la vie s’améliore place Abbal…

Nous travaillons pour l’avenir. En revanche, nous ne sommes pas encore au niveau sur les problèmes du quotidien. Il y a des éner gies incroyables dont on doit se saisir à la Reynerie. On doit améliorer notre capacité de dialogue avec les habitants et le nouveau contrat urbain que Claude Touchefeu prépare avec Pierre Cohen pour 2013 portera ses fruits.

S’il est désigné le candidat Régis Godec parlera-t-il de sécurité?

Bien sûr. Il est important que les écologistes discutent de cette thématique. Notre projet de société dépasse la petite touche écolo que le PS veut ajouter à
son programme. Il est global. Sur la sécurité nous avons à marteler le constat d’échec de Sarkozy, de contre-attaquer l’esbroufe autour de la vidéo-surveillance
et à promouvoir une politique de contrôle et de répression mais aussi de prévention. Nous pensons que l’insécurité grandissante. est le fait d’une souffrance sociale. Il faut remettre du projet social pour permettre aux acteurs d’être dans le devoir de se respecter entre eux.

En votre qualité de président des élus écologistes à la mairie de Toulouse, vous marquez souvent votre différence avec les autres composantes de la
majorité. Où en sont vos relations avec les socialistes ?

Nous avons une vision singulière du projet politique sur l’espace public, sur les orientations à prendre et le niveau d’urgence environnemental. Nous avons
aussi une autre pratique de la politique, élojgnée de la logique d’appareil, laquelle nous invite à la franchise. Il arrive que nous ne soyons pas d’accord. Et nous le disons! Nous nous sommes démarqués dès lors que les investissements ne nous ont pas semblé prioritaires. Ce fut le cas pour l’agrandissement du Stadium
et la création du Parc des expos. Pour nous, il faut prioriser les transports et sur ce sujet, nous ne sommes pas d’accord avec la faible ambition du Plan de déplacements urbains de Pierre Cohen.

L’annonce du prolongement du métro à Labège est quand même une bonne nouvelle…

C’est une bonne nouvelle mais la solidarité territoriale n’est pas de mise sur ce projet. Le mode de financement demande à chaque territoire de participer. Dans
ce cadre, le nord toulousain ne pourra, par exemple, jamais souscrire à pareil projet… Sur les transports, les différentes collectivités ne cessent de ne pas être
d’accord. Nous devons nous doter d’un outil plus fédérateur. Cette réflexion renvoie d’ailleurs sur l’enjeu métropolitain.

Poursuivrez-vous l’union avec la gauche pour les municipales de 2014 ?

Aucune option n’est écartée. Mais pour l’heure, nos accords sont plus importants que nos désaccords.

PASCAL PAILAS
ppallas@voixdumidi.fr
* L’UMP présentera un candidat et
Stéphane Diebold (divers droite)
fera également acte de candidature

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