Découvrez tous les jours le clip de soutien offert par Les Malpolis
Aujourd’hui : Les éoliennes
1/5 Les éoliennes par les Malpolis
envoyé par vertsmidipy. – L’actualité du moment en vidéo.
[...more]
En distribution gratuite dans toute la Région Midi-Pyrénées, à lire absolument avant le 14 Mars.
Ce document de campagne est une “parodie” de la célèbre Dépêche du Midi qui présente efficacement les propositions de la liste Europe Ecologie menée par Gérard Onesta.
De l’horoscope, à la météo, en passant par la rubrique Evénement ou Portrait, toute la [...] [...more]
En distribution gratuite dans toute la Région Midi-Pyrénées, à lire absolument avant le 14 Mars.
Ce document de campagne est une “parodie” de la célèbre Dépêche du Midi qui présente efficacement les propositions de la liste Europe Ecologie menée par Gérard Onesta.
De l’horoscope, à la météo, en passant par la rubrique Evénement ou Portrait, toute la palette y est déployée pour que les électeurs potentiels connaissent mieux la liste qui leur propose de “battre la droite et réinventer la Gauche”.
En tout cas, vu l’accueil qu’elle a reçu ces derniers jours lors des distributions cette “feuille de chou” séduit et fait sourire intelligemment…
Du programme du Conseil National Régional à la conversion écologique.
À l’opposé des fausses empoignades médiatiques et des plans médias, ici on prend le temps pour véritable échange, une mise au point plongeant dans l’histoire et l’actualité. Pendant plus d’une heure, il s’agit de croiser des points de vue engagés, divers et convergents, entre les générations – du résistant Stéphane Hessel à l’animatrice nature Pascale Rossler – et mêlant les parcours : de la Verte Cécile Duflot à la vice-présidente d’université Sandrine Rousseau, en passant par Pierre Larrouturou ou Robert Lion, compagnon de route du socialisme. Un débat où la seule gagnante est l’intelligence des propos ; un de ces moments trop rares, lors des campagnes électorales en France.
La complémentarité des générations, de Stéphane Hessel à Pascale Rossler, les parcours politiques différents, des écologistes Cécile Duflot et Sandrine Rousseau à Pierre Larrouturou et Robert Lion, issus du socialisme, ont fait de ce débat un moment d’échanges, trop rares lors des campagnes électorales en France.
Vous trouverez le film de ce débat, d’une durée d’1h10, à l’adresse :
(suite du billet précédent)
” La mémoire est courte en politique “, cette petite phrase est utilisée régulièrement par ceux qui s’en remettent à la volatilité des opinions pour décider du cap politique qu’ils souhaitent prendre.
Et pourtant, pour que la gauche espère jouer demain un rôle de première importance en France et reconquérir la majorité à [...] [...more]
” La mémoire est courte en politique “, cette petite phrase est utilisée régulièrement par ceux qui s’en remettent à la volatilité des opinions pour décider du cap politique qu’ils souhaitent prendre.
Et pourtant, pour que la gauche espère jouer demain un rôle de première importance en France et reconquérir la majorité à l’Assemblée Nationale, il faut qu’elle se souvienne et ne renouvelle pas les erreurs du passé. Les Français semblent prendre conscience de la dérive de notre pays sous le contrôle de Nicolas Sarkozy, ils vivent en ce moment même les conséquences de la casse du service public (éducation, santé, retraite, chômage…), constatent l’isolement du pouvoir dans une politique à très court terme, et vivent la stigmatisation de certains d’entre nous à partir du fait qu’ils sont perçus comme conforme ou non au modèle de l’identité française conçu par les plus réactionnaires de la majorité… Même ceux qui ont voté pour Nicolas Sarkozy par adhésion à sa politique de diminution des prélèvements obligatoires se sont rendus compte que seuls les plus privilégiés bénéficiaient de ces mesures en trompe l’oeil (lire cette analyse du bouclier fiscal).
Pour autant, si certains considèrent que l’enjeu à gauche est essentiellement de savoir qui sera investi pour être le présidentiable capable de monter sur le ring pour le duel de 2012, nous pouvons être assurés qu’il n’y aura de toute façon pas de réelle victoire au bout…
Pour se mettre en marche vers une véritable rupture politique avec le sarkozysme, mais aussi avec la politique mise en oeuvre par la Commission européenne présidée par José Manuel Barroso, il faut dès aujourd’hui élaborer le programme qui serait celui de cette autre majorité redéfinir ses orientations, et ne pas avoir peur de confronter nos arguments sur les moyens que nous souhaiterons mettre en oeuvre pour se réapproprier la gouvernance de l’économie et redéfinir le sens du mot Progrès à la lumière des enjeux écologiques. Enfin, il nous faudra proposer un chemin pour fonder la VIème République, renforcer le pouvoir des parlementaires et des citoyens, au plus vite…
Mais la naissance de cette alternative politique ne sera pas possible si le parti le plus important de la gauche ne s’interroge pas profondément sur sa pratique du pouvoir et son rapport à ses partenaires politiques. En effet, nous devons constater qu’aujourd’hui encore dans les exécutifs au sein desquels nous siégeons la perception qu’ont les élus socialistes des formations politiques partenaires reste très “colonialiste”. Un grand nombre d’entre eux semble considérer aujourd’hui que l’alliance avec les écologistes, les communistes, ou les radicaux de gauche est une nécessité pour conquérir le pouvoir, pour autant il semble qu’ils ne perçoivent pas dans quelle mesure il nous est utile collectivement de “gouverner ensemble” pour incarner et orienter les politiques publiques dans le sens des engagements communs pris devant les électeurs. ” Les écolos ? Un réservoir de voix à utiliser au premier ou au second tour des élections, et après ? Qu’on leur confie des postes dans les majorités, c’est déjà une concession douloureuse pour le Parti… Ah oui, des formules aujourd’hui incontournables dans les discours sur la finitude de la planète, le réchauffement climatique, ça c’est important…”
Sans doute je caricature quelque peu car cette attitude n’est pas suivie pas un certain nombre d’élus et encore moins par les militants que l’on rencontre, mais cette posture est bien réelle dans un grand nombre de collectivités si j’en crois les échanges que j’ai pu avoir avec d’autres élus Verts.
Ces dernières semaines à Toulouse et dans l’agglomération, nous avons été contraint de constater que cette conception dépassée des rapports entre nos formations politiques pouvait être lourdement ancrée dans les pratiques de certains élus locaux. Mais j’y reviendrai plus tard, quand il sera tant de faire le point sur la situation sur la politique de développement des transports en commun ou bien sur certains dossiers de Toulouse et du Grand Toulouse pour lesquels la nécessaire réorientation des politiques publiques ne me semble pas être prise en compte…
C’est tout l’espoir de la construction d’une véritable alternative politique qui se trouve fragilisée par ce comportement, et qui m’inquiète fortement.
Les élections régionales qui vont se tenir dans quelques semaines seront sur ce point riches d’enseignements. Au delà des scores des formations politiques, il faudra regarder dans les 26 régions quelles seront les conditions de partenariat politique réellement mises en oeuvre par les listes qui arriveront en tête le soir du second tour.
Tout d’abord, quel sera l’importance de la prise en compte des programmes, dans quelle mesure les listes majoritaires accepteront-elles d’intégrer des éléments programmatiques des listes avec lesquelles elles souhaitent fusionner ?
Ensuite, la règle de la proportionnelle s’appliquera t’elle pour la constitution des majorités (principe du respect de la représentativité des partenaires) ? Ou bien, la place faite aux élus des listes qui fusionnent se fera t’elle en fonction du nombre de voix qu’il manque pour conquérir la majorité (principe du “partenariat” appliqué que lorsque l’on y est contraint par la situation politique) ?
Pour l’instant, je reste assez pessimiste sur la volonté réelle de l’appareil du parti socialiste de respecter pleinement Europe-Ecologie en tant que partenaire.
En effet, deux exemples récents démontrent le refus de travailler dans ce sens :
1-En Languedoc-Roussillon, lorsque la direction nationale du PS s’est rendu compte à deux semaines du dépôt des listes que le candidat investi jusqu’ici, Georges Frêche, était infréquentable, elle n’a pas su reconnaître la légitimité de Jean-Louis Roumégas d’incarner une candidature de rassemblement de la Gauche, et a préféré constituer à la va-vite une liste menée par Hélène Mandroux en demandant aux militants d’Europe Ecologie de la suivre… Etonnant exemple, si l’on souhaite respecter la représentativité des partenaires, on peut prendre en compte l’antériorité de l’analyse politique non ?
2-En Midi-Pyrénées, Martin Malvy refuse à ce jour de rencontrer les formations politiques avec lesquelles il souhaite fusionner au second tour. Pourtant des réunions de ce type seraient de nature à préparer les conditions de cette fusion, notamment sur les questions programmatiques. Dans quelles conditions envisage t’il de forger un projet commun pour la Région entre les deux tours du scrutin ? Ou bien peut-être pense t’il qu’il n’aura qu’à demander aux autres formations de se ranger derrière lui et soutenir sans en modifier le programme ?
Ce sont pourtant ces signes qui sont susceptibles de démontrer que la Gauche est capable à la fois de rénover son projet et de renouveler sa pratique politique. Ce sont sur ces éléments que la crédibilité d’une alternative politique pourra être jugée par les Français. Certes Europe Ecologie est une nouvelle force politique, les résultats électoraux constituent une donnée supplémentaire dans l’équation de la Gauche pour les élections de 2012 que manifestement le Parti Socialiste n’avait pas imaginé. Ce n’est pas à coup de petites phrases ou d’invitations mutuelles dans les journées ou universités d’Eté que nous pourrons convaincre de notre capacité à former une majorité nouvelle et capable de mettre en oeuvre un projet politique écologiste et émancipateur. C’est par la réalité des pratiques politiques au quotidien que nous pourrons incarner cet espoir.
Pour changer la vie, il nous faut nous respecter, accepter les différences d’analyses que nous pouvons avoir sur certains sujets, ne pas confondre unité et uniformité, en trois mots : changer la gauche.
“Changer la vie” le beau slogan de François Mitterand qui aura accompagné le retour de la gauche au pouvoir en Mai 1981 est toujours dans nos mémoires près de trois décennies plus tard. Ces trois mots qui ont animé ce fabuleux printemps résonnent régulièrement dans les réunions politiques d’autant plus fortement que le programme reste [...] [...more]
“Changer la vie” le beau slogan de François Mitterand qui aura accompagné le retour de la gauche au pouvoir en Mai 1981 est toujours dans nos mémoires près de trois décennies plus tard. Ces trois mots qui ont animé ce fabuleux printemps résonnent régulièrement dans les réunions politiques d’autant plus fortement que le programme reste aujourd’hui à réaliser…
Cette arrivée au pouvoir de la Gauche a été rendu possible grâce à l’intelligence politique des forces de gauche à la fin des années 70. La rédaction du programme commun et le rassemblement politique qui s’est opéré furent les ingrédients essentiels de ce succès qui a mis fin à 25 années de majorité gaulliste et centriste dans les assemblées.
Personne ne peut oublier l’espoir que ce renversement politique a suscité en France, ni contester les avancées sociales qui ont été rendues possibles par ces élections de Mai et de Juin 1981. Le vent de l’espoir s’était soudain levé pour les plus déshérités et les peuples opprimés dans un contexte international très différent de celui que nous connaissons aujourd’hui (Margaret Thatcher était alors premier ministre de la Grande-Bretagne, et Ronald Reagan président des Etats-Unis…).
Bien entendu, il n’est pas possible pour moi d’évoquer cette période sans souligner à quel point il est douloureux de constater que malgré cet élan, la gauche n’a pas été en mesure de changer en profondeur le cours de l’Histoire. Le modèle économique de l’ultra-libéralisme a progressivement désarmé les structures politiques de leur pouvoir d’action, les nationalisations de 1982 restent l’un des actes forts d’intervention de l’Etat dans l’économie, mais la mondialisation de la finance était déjà largement déployée et la volatilité des capitaux a permis aux actionnaires de se mettre toujours à l’abri des projets les plus audacieux sur le plan de la justice économique, ou de la réglementation du travail. Pour nous conduire à la situation actuelle dans laquelle les Etats semblent être convoqués par les marchés financiers uniquement pour jouer les sauveteurs quand ils en sont rendus à se dévorer eux-même (Crise des “Sub-primes”).
Mais au-delà, c’est la pratique même du pouvoir par les élus du Parti Socialiste qui est à interroger dans cette période historique pour comprendre comment nous avons pu gâcher ce moment pour lequel les forces progressistes avaient su se réunir.
Tout d’abord, le fait de ne pas s’attaquer aux institutions de la Vème République reste à mes yeux inexpliqué, cette constitution ,qui avait été dénoncée par François Mitterand lui-même, mais aussi par Pierre Mendès-France, est restée en l’état et a même été renforcée par la façon dont François Mitterand a occupé la fonction. Si on y ajoute l’inversion du calendrier électoral décidé par le gouvernement Jospin lors du vote du quinquennat, et qui fait en sorte que les élections législatives sont dorénavant des élections qui confient simplement une majorité au vainqueur du duel de la Présidentielle, la responsabilité du Parti Socialiste est stupéfiante. Lorsque l’on voit à quel point Nicolas Sarkozy abuse du pouvoir que ces institutions confie au Président et au détriment des élus de l’Assemblée Nationale et du Sénat, on comprend mal des omissions d’une telle portée (d’autant plus que le débat politique s’en trouve très largement pollué, mais cela le PS s’en est rendu compte…).
Cette déception devient amertume lorsqu’on y ajoute les “Affaires” des deux septennats (Rainbow-Warrior, Scandale du sang contaminé, les écoutes de l’Elysée…), la poursuite de la Françafrique – pour reprendre le titre du livre de François-Xavier Versache – qui nous mènera dans les plus profondes dérives morales (Affaire Elf , rôle de la France auprès du pouvoir de Kigali dans les préparatifs du génocide du Rwanda), et enfin la surdité plus globale de la gauche à l’égard de la pensée de l’écologie politique pourtant déjà mise en lumière par René Dumont, Ivan Illich, André Gorz ou Edgar Morin… Cette gauche là n’a pas su entendre la complexité du discours de l’écologie politique qui devrait pourtant être le socialisme du XXI ème siècle. Les écologistes d’alors étaient considérés comme des simples “défenseurs de la nature”, alors qu’il s’agissait déjà d’un combat pour la préservation des ressources naturelles, pour la réforme des institutions ultra-libérales, et la justice sociale.